Yersinia pestis, arme de guerre bactériologique

On considère les Mongols comme les premiers à avoir utilisé la peste comme arme biologique car en 1346 alors qu’ils assiégeaient Caffa, une colonie de génois de Crimée, ils utilisèrent la peste qui sevissait dans leurs rangs et catapultèrent les cadavres des leurs par delà les enceintes de la ville afin de contaminer les Génois qui ne tardent pas à présenter les premiers symptômes. L’histoire est assez fameuse car ceux-ci ayant ainsi contracté la maladie, ils la propagèrent à Constantinople puis en Italie et en France. La plupart des historiens ayant étudié ce fléau y voient l’origine de la « peste noire » qui décima la moitié de l’Europe à partir de 1347.

Allégorie de la peste (peinture anonyme 15e siècle)

Au début du XXe siècle, une unité de recherche en bactériologie « l’unité 731 » de l’armée japonaise, spécialisée dans les armes biologique utilisa la peste pour contaminer les points d’eau et développa des techniques pour larguer par avion sur territoire ennemi des quantités importantes de puces infectées. Ce type d’arme aurait été utilisé tout d’abord dans la lutte contre les chinois qui s’opposaient à l’occupation de la Mandchourie, puis durant la 2nd guerre mondiale contre les forces alliées, mais avec des résultats médiocres. Puis pendant la guerre froide les armées américaine et russe s’intéressent a leur tour à l’utilisation de Y.pestis comme arme bactériologique. Dans les année 70 à 90, des centre spécialisée en URSS ont mis en place des méthodes pour aérosoliser la bactérie sans porté atteinte à sa survie dans le but de l’incorporée à des bombes portées des missiles intercontinentaux. Des souches résistantes aux antibiotiques ont ainsi été développées mais également des souches exprimant la toxine diphtérique afin de contourner la protection conférée par le vaccin. Depuis 2001, l’armée biologique est considérée comme une arme de destruction massive potentielle, au même titre que des armes nucléaire, radiologiques et chimiques (armes NRBC). Une liste des agents pathogènes les plus susceptibles d’être utilisés à des fin malveillant à été établies. La bacille de la peste en fait partie. Les expert de défense craignent par exemple que la technologie développée dans les laboratoires russes depuis la guerre froide puisse, suite au démantèlement de ces laboratoires à la chute de l’ex-URSS, être vendue au plus offrant.

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